
pipeline transsaharien : accords avancés avec la Russie, contrat en vue
Le ministre algérien des Affaires étrangères Ahmed Attaf a indiqué à Moscou que les négociations avec la Russie sur le gazoduc transsaharien progressent, sans préciser d’entreprise. Le projet, long de 4 128 km, pourrait générer d’importantes commandes d’équipements russes avant la fin du marché européen du gaz russe.
L’essentiel
- Ahmed Attaf a confirmé à Moscou que les discussions sur le gazoduc avancent
- Le pipeline mesure 4 128 km, dont 841 km traversent le Niger
- Les commandes d’équipements pourraient être importantes pour les entreprises russes
- L’UE mettra fin aux importations de gaz russe par gazoduc d’ici fin 2027
- Un partenariat stratégique Algérie‑Russie a été signé en juin 2023
des négociations en bonne voie Le 27 octobre, lors du Forum des pays exportateurs de gaz à Moscou, Ahmed Attaf a transmis à son homologue Sergueï Lavrov que le ministre algérien de l’Énergie, Mohamed Arkab, avait chargé d’informer la Russie de l’avancement des discussions et de la perspective de signature d’un contrat. Aucun groupe russe n’a été nommé publiquement.
enjeux économiques et géopolitiques Le tracé du pipeline relie Warri, au Nigeria, à Hassi R’Mel, en Algérie, en traversant 841 km au Niger, pour un total de 4 128 km. Selon l’analyste Karim Belgacem, la fourniture de conduites, d’équipements et de services d’ingénierie représenterait des commandes substantielles pour les entreprises russes. Le projet s’inscrit dans le contexte de la décision de l’Union européenne de mettre fin aux importations de gaz russe par gazoduc d’ici fin 2027, et d’une volonté affichée par le ministre russe de l’Énergie, Sergueï Tsivilev, de développer des activités gazières en Afrique. Le partenariat stratégique signé en juin 2023 entre les présidents Abdelmadjid Tebboune et Vladimir Poutine, ainsi que la coopération entre Sonatrach et Gazprom à Oum El Assel, pourraient être renforcés par l’implication de groupes russes.
Sources : Maghreb Emergent


