
Mémoire environnementale : l’Algérie documente les dégâts coloniaux
À l’occasion du 72e anniversaire du déclenchement de la Guerre de libération, un colloque national s'est tenu à Alger pour établir l'état des lieux du dossier de la mémoire environnementale. La ministre Kaouter Krikou y a présenté les travaux de la commission chargée de recenser les dommages infligés par la colonisation.
L’essentiel
- Ouverture à Alger d'un colloque national consacré à la mémoire environnementale.
- Présentation des travaux de la commission chargée de documenter les dégâts coloniaux.
- Recensement des impacts liés au napalm, aux essais nucléaires et aux mines enfouies.
Le ministère de l’Environnement et de la Qualité de la vie a inauguré ce samedi à Alger un colloque national intitulé « La mémoire environnementale, une terre qui témoigne et des crimes documentés ». Présidée par la ministre Kaouter Krikou, la rencontre s'est déroulée en présence du ministre des Moudjahidine et des Ayants droit, Abdelmalek Tacherift, ainsi que du recteur de la Grande Mosquée d’Alger, Cheikh Mohamed Mamoun El Kacemi.
Un impact écologique persistant
Selon l'APS reprise par Algérie 360, cette initiative vise à dresser le bilan de la constitution d’un dossier scientifique retraçant les atteintes portées à la nature algérienne durant la période coloniale. La ministre a notamment rappelé l’usage d’armes chimiques interdites comme le napalm, l’organisation d'essais nucléaires et la dissémination de millions de mines. Ces pratiques ont provoqué la destruction du couvert forestier et rompu les équilibres biologiques. Les effets écologiques de la pollution des sols et de l'abandon de déchets dangereux restent encore visibles aujourd’hui.
Sources : Algérie 360


