
Enquête : une campagne israélienne aurait diffusé le « Great Replacement » en France
Des chercheurs de l’Université Northwestern auraient découvert qu’une vaste opération d’influence, orchestrée depuis Israël, propage la théorie du « grand remplacement » en France, visant à alimenter l’islamophobie et à soutenir les partis d’extrême droite.
L’essentiel
- L’étude « Manufacturing the Great Replacement » a été publiée le 29 octobre
- Les chercheurs Sohan Dsouza et Marc Owen Jones sont affiliés à Northwestern
- Ils affirment que la campagne provient d’Israël
- Elle viserait à diffuser des messages islamophobes en France
- La justice française envisagerait de sanctionner le concept du « grand remplacement »
Une étude dévoilée à la fin octobre Selon le journal Le Monde, l’enquête intitulée « Manufacturing the Great Replacement », publiée le 29 octobre, a été menée par le chercheur indépendant Sohan Dsouza et le professeur Marc Owen Jones, tous deux rattachés à l’Université Northwestern, campus de Doha. Les auteurs affirment que la campagne aurait été planifiée depuis Israël et aurait inondé la France de publicités à caractère raciste et islamophobe.
Objectifs et mécanismes de la désinformation L’étude indique que les promoteurs de la théorie du « grand remplacement » chercheraient à convaincre les populations européennes d’une prétendue « islamisation de l’Europe », afin de pousser les électeurs vers les formations extrémistes et xénophobes. Le rapport souligne que cette désinformation serait active depuis trois ans, se intensifiant à chaque période électorale.
Réactions en France Dans le même contexte, la justice française serait sollicitée pour sanctionner des concepts de l’extrême droite, tels que le « grand remplacement », selon des sources judiciaires. L’enquête met ainsi en lumière un double enjeu : d’une part, la lutte contre la propagande islamophobe, d’autre part, la nécessité de contrer les influences étrangères perçues comme manipulatrices.
Sources : TSA


