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Crise sociale au Maroc : dégradation ressentie par les ménages
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Crise sociale au Maroc : dégradation ressentie par les ménages

Photo : Withkarim — CC BY-SA 4.0 via Wikimedia Commons

Selon une étude officielle du Haut-Commissariat au plan relayée par TSA, le niveau de vie de plus de trois quarts des foyers marocains s’est détérioré durant l’année écoulée. Confrontés à une hausse des prix généralisée, de nombreux ménages s’inquiètent pour l’avenir économique du pays.

L’essentiel

  • 76,3 % des ménages marocains jugent leurs conditions de vie dégradées en un an selon le HCP
  • 39 % des foyers doivent s'endetter ou puiser dans leur épargne pour couvrir leurs dépenses
  • Seuls 2,8 % des ménages marocains parviennent encore à épargner
  • L'indice de confiance des ménages a fléchi à 59,2 points au troisième trimestre

Une grande partie des ménages marocains est confrontée à une nette détérioration de ses conditions de vie, sur fond de hausse générale des coûts. D’après une enquête du Haut-Commissariat au plan (HCP) rendue publique à la mi-octobre et citée par le site TSA, 76,3 % des foyers interrogés affirment avoir subi un déclin de leur niveau de vie au cours des douze derniers mois. Dans le même temps, 18,5 % estiment que leur situation n’a pas évolué, et seulement 5,2 % font état d’une amélioration.

Dégradation du pouvoir d'achat et incertitudes

Pour faire face aux dépenses quotidiennes, 39 % des familles marocaines sont contraintes de s’endetter ou de puiser dans leurs réserves financières, signale l’organisme statistique. La capacité d’épargne reste particulièrement restreinte, puisque seuls 2,8 % des ménages parviennent encore à mettre de l’argent de côté.

Les perspectives d’avenir traduisent un pessimisme marqué. Plus de la moitié des sondés, soit 51,7 %, redoutent une nouvelle aggravation de leurs conditions durant l’année à venir. De plus, 61,3 % des répondants anticipent une progression du chômage. Cette conjoncture se traduit par un fléchissement de l’indice de confiance des ménages, repassé de 60,1 à 59,2 points entre le deuxième trimestre et la période de l’enquête. L’inflation touche principalement les carburants et les produits alimentaires, frappant de plein fouet le pouvoir d'achat des citoyens.

Sources : TSA

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