
RDC : le ministre de l'Intérieur menace la plateforme C64
À Kinshasa, le vice-Premier ministre Jacquemain Shabani Lukoo conteste le projet de la plateforme C64 de rencontrer l'ex-président Joseph Kabila à Goma. Il invoque le Code pénal pour menacer les opposants de poursuites judiciaires.
L’essentiel
- La plateforme C64 projette de rencontrer Joseph Kabila à Goma.
- Le ministre de l'Intérieur, Jacquemain Shabani, invoque l'article 192 du Code pénal.
- Le gouvernement menace de saisir les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat.
- L'initiative est présentée par les opposants comme une préparation au dialogue national.
La tension politique monte en République démocratique du Congo autour du projet de la plateforme C64. Les opposants envisagent une rencontre avec l'ancien chef de l'État, Joseph Kabila, à Goma, dans l'est du pays, dans le cadre d'une préparation au dialogue national. Cette initiative, qui devrait être précédée d'une audience avec le président Félix Tshisekedi, suscite une vive réaction des autorités.
Une mise en garde juridique
Selon RFI, le vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo, a fermement contesté cette démarche. Il affirme qu'aucun acteur politique ne peut rencontrer des personnes qu'il qualifie d'« agresseurs » dans les territoires occupés, hors du cadre fixé par l'État. Le ministre invoque l'article 192 du Code pénal, qui prévoit des peines de servitude pénale pour des relations entretenues avec une puissance ennemie en temps de guerre sans autorisation gouvernementale.
M. Shabani a déclaré que son administration surveille les activités des partis et documentera les faits considérés comme infractionnels. Il annonce la préparation d'une saisine des présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat, certains partis concernés étant représentés au Parlement, tout en précisant que des sanctions seront appliquées si les responsables de la coalition passent outre.
Sources : © Pascal Mulegwa/RFI


